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Musée

Musée de Montmartre

Dans la Maison du Bel Air, le Musée de Montmartre replace l’histoire artistique de la Butte là où elle s’est en partie écrite. Peintures, ateliers et Jardins Renoir composent une visite intime, entre mémoire du quartier et lieux de création.

Sélectionné par Arthur

Pelouse, arbre incliné et allée pavée sous une arche végétale dans le jardin du musée de Montmartre, photographié en 2012.

Dans le Montmartre des artistes

Le Musée de Montmartre ne se résume pas à une collection installée dans une vieille demeure. La maison, les artistes qui y ont travaillé et les œuvres qui racontent le quartier appartiennent au même décor. Ce lien donne à la visite une proximité que l’on retrouve rarement dans un musée plus classique.

On y vient pour Renoir et Suzanne Valadon, mais aussi pour comprendre comment les ateliers et les cabarets ont façonné l’identité artistique de Montmartre. L’atelier-appartement recréé, les affiches et les trois jardins prolongent cette histoire bien au-delà des salles d’exposition.

Maisons, ateliers et jardins

L’histoire artistique de Montmartre évoque souvent une suite de grands noms, d’affiches célèbres et de cabarets devenus légendaires. Au Musée de Montmartre, ce récit retrouve une maison, des pièces de travail et des jardins. Le décor n’accompagne pas simplement la visite : il en fait pleinement partie.

La Maison du Bel Air, une demeure d’artistes

Bien avant de devenir un musée, la Maison du Bel Air fut un lieu où l’on vivait et où l’on créait. Construite au XVIIᵉ siècle et considérée comme l’un des plus anciens bâtiments de la Butte, elle a accueilli plusieurs artistes dont les trajectoires sont aujourd’hui indissociables de Montmartre.

Renoir y séjourne de 1875 à 1877. Il y peint Le Bal du moulin de la Galette et La Balançoire. Suzanne Valadon, Émile Bernard et Raoul Dufy travaillent ensuite dans ces lieux, ajoutant chacun un chapitre à leur histoire. Installé ici depuis 1960, le musée raconte donc Montmartre depuis une maison qui fut elle-même témoin de sa vie artistique.

Peintures, affiches et cabarets : raconter Montmartre

Les collections permanentes réunissent des peintures, des affiches et des dessins. Elles ne se consacrent pas à un seul artiste ni à un seul mouvement : elles retracent la transformation de la Butte, l’effervescence de ses ateliers et l’atmosphère de ses cabarets, parmi lesquels le Chat Noir.

C’est là que le musée révèle toute sa force. Les images familières du Montmartre bohème reprennent place dans une histoire plus large, reliée aux personnes et aux lieux qui les ont fait naître. La collection ne montre pas seulement à quoi ressemblait le quartier : elle aide à comprendre comment il est devenu un monde artistique à part entière.

L’atelier de Suzanne Valadon et les Jardins Renoir

L’un des espaces les plus évocateurs est l’atelier-appartement où Suzanne Valadon s’installe en 1912 avec Maurice Utrillo et André Utter. Une grande partie de l’espace d’origine avait disparu ; l’ensemble a donc été recréé à partir de lettres, d’écrits et de photographies d’époque. Ces pièces redonnent une dimension quotidienne à des artistes que l’on rencontre souvent uniquement à travers leurs œuvres.

À l’extérieur, trois jardins nommés en hommage à Renoir ouvrent le regard vers la vigne du Clos Montmartre et le nord de Paris. Ils prolongent la visite dans le paysage qui entourait les artistes et donnent au musée un rythme particulier, entre salles, souvenirs et verdure.

C’est cette combinaison qui rend le Musée de Montmartre si attachant. On n’y apprend pas seulement que des artistes ont vécu sur la Butte : on découvre leur histoire dans l’un des lieux où elle a réellement pris forme.

Conseils pratiques

Considérez les salles historiques, l’atelier-appartement recréé de Suzanne Valadon et les Jardins Renoir comme les différentes parties d’une même visite. Passer de l’une à l’autre permet de relier les peintures et les affiches aux personnes et aux lieux qui les ont inspirées.

Le parcours des collections permanentes comporte des pavés, de petites marches et des escaliers : choisissez des chaussures adaptées aux sols irréguliers. Si un accès sans marches est indispensable, gardez à l’esprit que les conditions diffèrent entre les expositions temporaires et les collections permanentes.

Accessibilité

Les expositions temporaires sont accessibles aux visiteurs à mobilité réduite par ascenseur.

Le musée décrit l’accès aux collections permanentes comme plus difficile en fauteuil, en raison des pavés, des petites marches et des escaliers. L’accessibilité est donc partielle et dépend de la partie du site visitée.

Crédits photo

Son of Groucho· CC BY 2.0· Wikimedia Commons · Image redimensionnée ; cadrage variable selon l’affichage.